Aux Crus de Bourgogne

Restaurant

Aux Crus de Bourgogne

Mise à jour

Mise à jour du 27 mars 2022

Notre dernière visite remontant à trois mois à peine, aucune raison impérieuse n’imposait une mise à jour aussi rapide – sauf à l’envisager sous forme de piqure de rappel pour s’assurer que ce que l’on avait découvert la première fois et l’enthousiasme qui en avait résulté ne venaient pas d’un simple moment d’humeur passionné. Bref, que nous n’avions pas rêvé.

Et bien, nous sommes en mesure de confirmer que le décor n’a pas changé, la carte non plus, la gentillesse de l’accueil et l’efficacité du service encore moins. Quant à la qualité de la cuisine ou la carte des vins, calme plat : c’est toujours aussi bien ! Alors pourquoi changeraient-ils, et pourquoi irions nous ailleurs alors que l’os à moelle est toujours aussi délicieux (et copieux), le Chateaubriand de bonne facture (les frites délicieuses) et la sauce crémeuse aux morilles régressive.. Et s’il n’y a plus de Bourgogne Charlopin, hé bien va pour un Mercurey blanc 2019 de chez Raquillet (€59) ou un verre de Volnay 2016 de chez Glantenay (€15), absolument superbe. Et toujours environ €80 par personne. Il va falloir revérifier tout cela au plus vite !

Information

Adresse

3 Rue Bachaumont, 75002 Paris

Contact

+331 42 33 48 24 auxcrusdebourgogne.com

Horaires

Ouvert tous les jours de 12h30 à 15h30 et de 19h30 à 22h30

Réception

Réservation

Deux services, donc difficile d’éviter l’insupportable « à 20h ou à 21h30 ? ». Cela étant, après avoir réservé ‘le’ 20h en assurant qu’on ferait le maximum pour être à l’heure, réponse rassurante au téléphone : « Ne vous inquiétez pas, on vous accueillera quand même, même si vous avez un peu de retard ». Ça n’est pas grand choses mais ça fait plaisir.

Accueil

Aimable et souriant – comme si on était des habitués alors qu’il s’agissait d’une première visite. Avons immédiatement été ‘pris en main’.

Restaurant

Type de cuisine – Cadre

Il s’agit bien d’un bistrot et non d’un restaurant proprement dit, mais d’un bistrot comme il n’en n’existe quasiment plus à Paris et dégageant un charme réel : très beau bar, miroirs, nappes blanches, velours rouge, boiseries patinées, cuivres ou laitons astiqués : la salle du rez-de-chaussée dégage une formidable impression où se mêlent nostalgie, souvenirs gastronomiques, monde d’avant… Tables en terrasse. À la carte, une cuisine traditionnelle Bourguignonne autour de grands classiques.

Carte – Plats et vins

Parmi les entrées, Pâté en croute du chef (€12), Œufs en meurette (€12), Salades (€9), Escargots (€12-19), Foie Gras chutney (€15), différentes entrées à la truffe blanche de Bourgogne (€17-20) ; Cuisses de grenouilles selon arrivage, Poisson du jour ; Parmi les viandes, Onglet à l’échalotte (€22), Chateaubriand sauce béarnaise (€33), Ris de veau aux champignons (€43), Poule au vin jaune et morilles (€32), Coq au vin et tagliatelles (€29) ; Desserts habituels, du Baba au rhum (€13) à différents granités en passant par les mousses et autres profiteroles.
Carte des vins étoffée pour un bistrot qui confirme ses ambitions en la matière, avec bien sûr de très belles étiquettes bourguignonnes mais aussi des noms moins connus et souvent, encore moins disponibles (Georges Glantenay, Louis Michel, Charlopin et bien d’autres) auxquels s’ajoutent quelques valeurs sûres d’autres régions (dont les Côtes du Rhône, avec notamment le domaine Villard). Tout cela à des niveaux confirmant la capacité du gérant à proposer d’excellents rapports qualité-prix – notamment en Bourgogne où la meilleure chose à faire consiste à ne rien faire, et à se laisser guider. À noter un choix de vins au verre inhabituellement large et à des prix (€11-€15) qui font plaisir.

Repas

Os à moelle gros sel (€11), un os à moelle d’environ vingt centimètres tranché en deux dans la longueur, accompagné de pain grillé très légèrement aillé : ça n’est pas de la grande cuisine mais c’est quand même très bon ; terrine du chef (canard, porc fermier et gelée au porto) aussi parfumée que dégarnie de toute graisse inutile ; Chateaubriand, exactement cuit comme demandé, et qui de sa hauteur offrait une viande à la fois ferme à l’extérieur et fondante à l’intérieur, accompagné de frites maison parfaites ; Poulet au vin jaune et morilles : retour à la frontière de l’Ain avec un morceau de poulet (cuisse ou aile proposée) fondant dans une sauce beurre, vin jaune, morille doublement exceptionnelle : la discrétion du vin jaune épaulé par le parfum des morilles, et la satisfaction de se retrouver le lendemain matin en grande forme malgré la consommation sûrement inhabituelle de beurre la veille au soir. Il ne nous avait pas été donné de déguster un tel velouté de sauce depuis longtemps. Repas accompagné d’un ‘Bourgogne’ blanc de chez Charlopin, à la fois floral et beurré, discret au nez mais révélant une longueur en bouche à laquelle on ne s’attendait pas. Verres de Volnay 2017 (Glantenay) que l’on ne trouve évidemment jamais sous cette forme et à ce prix. Granité vodka en dessert et pour l’un et pour l’autre, Framboise sauvage lorraine de chez Miclo, une distillerie lorraine célèbre pour son ‘cœur de chauffe’ qu’il n’est plus nécessaire de présenter.

Notre avis – Qualité/prix

Selon les vins, compter environ €75 par personne pour un dîner délicieux dans un cadre qui ne laisse pas indifférent les amoureux du vieux Paris. Le service était impeccable : gentillesse, efficacité. L’équipe est manifestement rodée et si l’enseigne appartient à cette grande famille qui officie également à l’Auberge Bressane (dont on a déjà écrit tout le bien que l’on en pense), nous avons trouvé aux Crus quelque chose en plus pour une cuisine de qualité au moins égale : un accueil et une atmosphère chaleureuse que résume la remarque finale de mon invité « Je n’avais pas passé un aussi bon moment dans un restaurant depuis longtemps » – et qui se passe de tout autre commentaire.

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