Hôtel de Carantec

Hôtel de Carantec

Restaurant Nicolas Carro

Information

Adresse

20, rue du Kelenn, 29660 Carantec

Contact

02 98 67 00 47 soisic@hotel-carantec.fr et www.hotel-carantec.fr

Horaires

Ouvert tous les jours – Restauration selon horaires habituels

Réception

Réservation

Aimable et professionnelle

Accueil

Souriant et aidant, du style ‘voulant bien faire’

Restaurant

Type de cuisine – Cadre

En haut de la baie de Morlaix, face à un archipel de rochers et de petites îles, une bâtisse des années début XXème siècle, totalement rénovée à l’intérieur ces derniers mois (chambres sobres et claires alliant modernité et confort et jouissant pour la plupart d’entre elles d’une vue splendide sur la mer). Grande salle de restaurant avec baies vitrées et arrière-salle moins bien exposée. Salon de thé, apéritif et petits déjeuners dans une salle adjacente d’une grande sobriété là encore (peintures blanches, chênes clairs) jouxtant une terrasse, l’ensemble surplombant la mer à quelques dizaines de mètres.

Restaurant où officie Nicolas Carro, ancien une étoile Michelin (disparu du guide pendant la rénovation, désormais achevée). Cuisine inventive, légère et parfumée servie par une brigade en salle qui fait de son mieux sous la guidance d’un Directeur de salle/Sommelier compétent, souriant et à l’affût du moindre désir de la clientèle

Carte – Plats et vins

En l’occurrence, trois menus (35€ au déjeuner puis 84€ en quatre temps et 144€ en six temps, combinant différentes offres que l’on retrouve à la carte). A signaler parmi les entrées, le petit Epeautre de Trémuson, oignon rosé de Roscoff, herbes marines, la Langoustine du Guilvinec confite au beurre, obione et limequat de Roscoff ou le Merlan de Roscoff juste voilé, chèvre de Guillaume et ail des ours des Monts d’Arrée. Pour suivre, la Pintade de Loqueffret en croûte de sel au kombu breton, jus court au garum d’anchois. Parmi les desserts, citons le Chocolat Haïti 66 % de la maison Valrhona, crème glacée à la vanille de Tahiti grillée.

Très belle carte des vins, inspirée et abordable mais dont vous pouvez vous passer en remettant votre sort aux mains expertes du Sommelier maison (et de la proposition accord mets-vin particulièrement judicieuse).

Repas

Après quelques amuse-bouche de nature à aiguiser le palais (Risotto de chanvre, Beignets chaud de tartare, Œuf saumon), une première entrée avec trois belles Langoustines, confites et juste saisies à la fois : la texture était remarquable et le parfum d’iode explosait en bouche. Pour suivre, une préparation de petit Epeautre de Trémuson accompagné d’oignon rosé de Roscoff, betterave confite et autres herbes marines. Goûteux. Pour suivre, la Pintade de Loqueffret en croûte de sel au kombu breton, jus court au garum d’anchois : le principe de cuisson est celui de la volaille cuite en vessie mais le résultat n’est pas aussi confondant car la chair est moins moelleuse. Quant au garum d’anchois, de mauvaises langues pourraient insinuer que la différence avec notre habituel nuoc-mam ne saute pas aux yeux… Bref, un plat pas inintéressant mais que l’on aurait sans doute préféré échanger contre un beau poisson… Pour conclure, deux desserts dont le Chocolat Haïti 66 % de la maison Valrhona, crème glacée à la vanille de Tahiti grillée : totalement régressif.

Trois vins choisis avec intelligence pour accompagner ce repas, du Languedoc Roussillon à la Bourgogne en passant par la Loire ; des vins méconnus que le Sommelier vous fait goûter (et qu’il change bien évidemment à votre convenance en fonction de vos goûts). A noter une belle cave d’alcool dont un étonnant ‘calvados’ breton.

Notre avis – Qualité/prix

L’hôtel propose toute une série de forfaits incluant hébergement et restauration. Sur la base du repas seul, compter environ 150€ par personne avec le vin, ce qui est parfaitement justifié pour un moment assez privilégié. Certes, il faut s’assurer de quelques impératifs : une table dite ‘en première ligne’ (c’était notre cas), ce qui ajoute une dimension visuelle évidente à la cuisine. Et puis vérifier peut-être (mais c’est plus compliqué) qu’il n’y a pas de repas de groupe dans la salle annexe, ce qui a pour effet de retarder le service de façon excessive, le personnel piétinant devant les cuisines en attendant que celles-ci suivent.

C’est la seule petite réserve susceptible d’être émise (et facilement corrigible) pour un établissement qui lie à la fois l’exceptionnalité du lieu, la restauration très réussie des chambres (prévoir du temps pour dompter l’usage de la télévision…), une fort belle cuisine inventive et maîtrisée et la compétence du personnel de salle sous la houlette avisée d’un sommelier qui connaît son affaire, mais qui ne semble prêt à s’en satisfaire que s’il arrive à vous convaincre de le suivre spontanément – ce qu’à l’expérience, vous auriez définitivement tort de ne pas faire !

Laisser un commentaire

Retour en haut