Datil

Datil

Information

Adresse

13 rue des Gravilliers – 75003 Paris

Contact

01 80 05 74 98 et contact@datil-restaurant.fr

Horaires

Lundi Mardi 19H15-23H30 et du mercredi au vendredi 12H15/14H00 et 19H15-23H30

Réception

Réservation

Ambiance un peu froide – Le bois clair, les tables épurées font davantage penser à un restaurant Danois ou Suédois qu’à un local situé dans le Marais Parisien. La belle cuisine ouverte pour les tables proches des toilettes est intéressante. Le volume sonore agréable. Ne pas envisager de se rendre sur place en voiture.

Accueil

Personne à l’accueil (arrivé il est vrai en plein coup de feu) – Au bout d’une minute, on rejoint seul sa table où en l’occurrence, attendait un convive. Sourire à la sortie nous souhaitant une belle journée. Pas de maître d’hôtel mais deux serveuses, gentilles quoiqu’observant une certaine distance (l’une des deux s’occupant de nous s’essayant à faire des efforts). Mais pas de lien. Un peu à l’américaine ou à la nordique. Service assez efficace mais encore une fois, pas de lien et lacunes de services selon les règles anciennes (Service du Pain, ramassage des miettes…). Le ballet à plusieurs serveuses se passe bien et on sent travail et implication sur un projet.

Restaurant

Type de cuisine – Cadre

Cuisine faites par des femmes (en cuisine et en salle – un seul homme quand même), engagée écologiquement et socialement. La qualité des produits de saisons est formidable. Assiettes sobres, de type Grès, dans des déclinaisons de Marrons. C’est certes végétal, faisant penser à la terre, à des légumes d’automnes et d’hiver : un peu triste et ne mettant pas toujours le contenu en lumière. Belle carte des vins de 45€ à trois chiffres (mais il y en a pour toutes les bourses et pour tous les goûts). Le vin nature est mis en avant. Quelques propositions étrangères aussi à noter. Eau microfiltrée, resservie avec une belle vigilance. Sommelière dynamique, passionnée connaissant ses vins et ayant envie de partager. Conseille bien et propose de jolies choses, comme ce Vouvray « Version Longue » de chez Lise et Bertrand Jousset ou ce vin italien Xira des Pouilles. Mais il y a aussi dans ce domaine une distance ressentie et après une courte écoute, c’est la sommelière qui choisit pour le client (une bouteille à 79 euros sans en préciser le prix). En revanche, le chef impose son menu.

Carte – Plats et vins

Carte très cohérente. Elle est de saison et fait la part belle à la responsabilité environnementale : le Végétal est ici roi. Plats présentés avec beaucoup de soin. Peut-être trop de fleurs et un véritable souci de dressage.

Repas

2 amuses bouches : Une grande crêpe dentelle salée qui accompagne une sorte d’Houmous (purée) mais faite à base de graines de tournesol (?) et de son huile, ainsi qu’une purée fabuleuse et une bouchée / quenelle / beignet de pomme paillon (avec un zeste de Ketchup de quelque chose). Original et bien fait. Beau pain tranché fait au levain et avec une farine aussi sombre que complexe. Il est frais. Pas de beurre, ni de sel sur la table. Le pain sera resservi tout au long du repas sans qu’il soit demandé.

En entrée, une Asperge, sésame citron : un très beau plat d’asperges, à la fois dans une asperge repensée mais aussi au cœur du goût de ce qu’est une asperge. Les différentes cuissons, les taillages choisis, les alternances de cuit, de cru ainsi que le choix de la poire pour émoustiller la proposition, est intéressante. Les deux condiments aussi précis qu’élégants font de cette entrée une très grande entrée. C’est le plat le plus révélateur du travail de la cheffe et ses adjointes. Pour suivre, Bouillie de riz soit le plat faisant la différence entre le menu 4 plats à 65€ et celui à 5 plats à 85€. Attrape-nigaud : si le riz long est bien cuit, qu’’il y a eu indéniablement un travail sur le bouillon de légumes maison et que les légumes posés sur le dessus sont parfaitement cuits, l’ensemble est assez ennuyeux. Peu de plaisir dans cette bouillie trop sobre et ne dévoilant rien de la personnalité de la cheffe, si ce n’est une ‘revendication’ : des fleurs posées au sujet desquelles on peut se poser des questions. Trop de temps passé sur les détails.

Ensuite, légumes et Pil Pil : assiette de légumes très réussie, cuisson parfaitement maitrisée et qualité de légumes. Petit morceau de turbot dans une assiette à coté – un point positif car le choix du turbot est assez rare dans la capitale où sont plutôt servis lieu jaune et cabillaud. La sauce, très verte, très végétale, fait le lien entre les deux assiettes. Cela tant, il s’agit plus d’un plat de curiste que d’un plat de restaurant. Il n’y a pas cet ingrédient, cette sauce, ce quelque chose qui fait que les légumes font un plat. On ne ressent pas la personnalité d’une cheffe. On sent que c’est respectueux et bien fait mais il manque le franchissement de cette marche qui fasse identifier et associer ce plat à une seule personne. Pour conclure, Lila et Rhubarbe / Flan au Pruneau : Deux jolis desserts, une nouvelle fois bien faits, peu sucrés, et où le fruit est bien mis en avant. Les techniques sont simples mais l’exécution est très agréable. On touche même une pointe de subtilité ; cela étant, c’est un poil ‘calibré’ et ça manque d’un petit quelque chose en plus dans ce menu à 85 euros. Grand Travail sur la rhubarbe, tout naturellement.

Notre avis – Qualité/prix

Moyen
Qualité des produits et travail engagé dans chaque assiette – Qualité des cuissons souvent très juste. Mais menu 5 plats qui n’en n’est pas un – Manque de personnalité et de plaisir dans la majorité des assiettes – Un concept au final un peu froid et nordique. Si la cheffe veut nous faire aimer ces engagements, il faut qu’elle les rendre tant en salle que dans les assiettes, plus chauds, plus vivants, plus gourmands.

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